Article sur un foyer Adoma de Nogent-sur-Oise

Un homme retrouvé mort égorgé dans un foyer Adoma de Nogent-sur-Oise : un suspect placé en garde à vue

Lundi 6 décembre, le gardien du foyer Adoma de Nogent-sur-Oise a été retrouvé mort égorgé entre deux bâtiments de cette structure d’accueil. Un suspect a été placé en garde à vue.

Le corps d’un homme a été découvert lundi 6 décembre entre deux bâtiments du foyer Adoma à Nogent-sur-Oise. “Sous toutes réserves à ce stade, le décès pourrait être consécutif à un égorgement”, a précisé le procureur de la République de Senlis, Jean-Baptiste Bladier.

Un violent départ de feu avait été signalé un peu plus tôt, au 4e étage des locaux de cette structure d’accueil pour personnes en difficulté. C’est au moment où les occupants évacuaient les lieux que le corps a été découvert.

Avant la découverte du corps, un départ de feu a été signalé au 4e étage de l’un des bâtiment de la résidence Adoma à Nogent-sur-Oise
Avant la découverte du corps, un départ de feu a été signalé au 4e étage de l’un des bâtiment de la résidence Adoma à Nogent-sur-Oise • © Nagib Ben Ghezala / FTV
“C’était quelqu’un de formidable”
La victime était un père de famille âgé d’une quarantaine d’années. Il était gardien au sein du foyer. “C’était quelqu’un de formidable, il aidait, il conseillait. Il avait vraiment le cœur sur la main”, nous confie un résident. “Quand j’ai appris la nouvelle, j’étais choqué, comme si je perdais quelqu’un de ma famille, abonde un autre habitant. C’était quelqu’un de serviable, il aidait dans toutes les démarches, tout le monde l’aimait dans cette résidence.”

Selon le procureur de la République de Senlis, le suspect s’est présenté lui-même au commissariat : “dans un temps très voisin, un individu s’est présenté à la police municipale de Nogent-sur-Oise afin de s’accuser des faits, ainsi que l’homicide volontaire d’une personne adulte avec laquelle il aurait eu un différend au sein du foyer.”

Le suspect n’avait pas de “motivation qui serait liée à une radicalisation”
Le suspect, né en 1988, d’origine soudanaise, a été placé en garde à vue. Il n’a pas d’antécédent judiciaire “à l’exception d’un rappel à la loi pour une infraction à la législation sur les transports”, précise le procureur, qui ajoute qu'”aucun de ses propos ne laisse apparaître une quelconque motivation qui serait liée à une radicalisation.”

“Je pense qu’il a fait ça sur un coup de folie, estime une habitante de la résidence Adoma. Il m’a déjà dit bonjour. C’était quelqu’un de solitaire. Je ne sais pas ce qu’il lui a pris.”

Une enquête de flagrance a été ouverte, confiée au commissariat de Creil.

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